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CRÉER LA MONNAIE DES AFRICAINS : laisser le franc CFA mourir de sa mort naturelle

8 mai 2025 par Yves Ekoué Amaïzo


Dr. Yves Ekoué AMAÏZO
Directeur Afrocentricity Think Tank
8 mai 2025
yeamaizo@afrocentricity.info
Emission :
ARBRE A PALABRES : Deutsche Welle (La Voix de l’Allemagne)
Emission : Arbre à palabres
Thème : Faut-il supprimer le franc CFA?

Modérateur: Eric Topona (ET), journaliste à la rédaction Afrique francophone de la Deutsche Welle, à Bonn (Allemagne).

Date et heure de diffusion: le vendredi 2 mai 2025 à 17h TU et le samedi 3 mai 2025 à 7h TU.

Diffusion : Afrocentricity Think Tank le 9 mai 2025

Invités:

  • Zang NEZOUNÉ, enseignant chercheur et président de l’Amicale Panafricaine membre de dynamique Unitaire Panafricaine qui regroupe plus de 27 associations africaines et de descendants afro-américains.
  • Modibo Mao MAKALOU, économiste malien et ancien conseiller aux affaires économiques à la présidence du Mali.
  • Yves Ekoué AMAÏZO, économiste et directeur général de l’Afrocentricity Think Tank, basé en Autriche, auteur de : Naissance d’une banque de la zone franc : 1848- 1901. Priorité aux propriétaires d’esclaves. Editions l’Harmattan : Paris.
https://podcasts.afrocentricity.info/DW-Arbre-a-palabres-Le-franc-CFA-une-monnaie-desuete-04-05-2025.mp3

Podcast: Play in new window | Download (Duration: 38:13 — 35.0MB)

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Podcast : Le podcast du débat est également disponible sur le site de DW : https://www.dw.com/fr/larbre-%C3%A0-palabres/program-17270752

——————————————-

Questionnaire adressé à Dr. Yves Ekoué AMAÏZO (YEA), Directeur général, Afrocentricity Think Tank

Sommaire :

Toggle
  • 1. ET. Faut-il supprimer le Franc CFA? Si oui, comment y parvenir ?
  • 2. ET. Faut-il une stratégie individuelle ou collective pour passer à une monnaie africaine commune ?
  • 3. ET. Quelles sont les principales étapes pour aller vers une monnaie africaine commune ?
  • 4. ET. Quelles sont les conditions pour que les pays africains, surtout de l’espace francophone se détachent du Franc CFA pour créer leur propre monnaie ?
  • 5. ET. Est-ce que les conditions sont réunies pour la création d’une monnaie commune pour les pays de l’espace francophone ?
  • 6. ET. Est-ce que les pays africains et faibles en puissance peuvent finalement avoir une monnaie qui est respectée dans le monde ?
  • 7. ET. Quelle est la situation pour les pays africains qui n’utilisent pas le Franc CFA : Nigeria, Gambie, Guinée par exemple. Leur économie se porte-t-elle mieux ?
  • 8. ET. Le cas de la Mauritanie qui est sortie du Franc CFA ?
  • 9. ET. Enfin, Où en est le projet de création de l’Éco, en mai 2025 ?
  • 10. ET. Votre mot de fin ?
  • J’aime ça :

1. ET. Faut-il supprimer le Franc CFA? Si oui, comment y parvenir ?

YEA. Oui, il faut supprimer le franc CFA créé le 26 décembre 1945 pour plusieurs raisons, dont, entre autres, cinq :

  • le fait qu’il s’agisse d’un vestige colonial notamment à travers les 11 accords secrets entre la France[1] et chacun des pays membres de la zone France et qui ne prennent pas en compte les intérêts des peuples africains ;
  • un système d’appropriation des richesses africaines par la France hérité d’une banque de propriétaires d’esclaves en 1848 et du nazisme monétaire de la 2e guerre mondiale depuis 1945 ;
  • une doctrine de servitude volontaire qui conduit à une perte de souveraineté symbolique et réelle du fait de la non-convertibilité du Franc CFA et du contrôle indirect de la France sur les relations et affaires économiques dans les pays qui utilisent le Franc CFA ;
  • la neutralisation de l’identité monétaire des pays africains membres de la zone franc et une dénégation de la souveraineté des pays africains concernés ; et
  • le formatage des cadres africains gérant la zone franc, les banques centrales et la monnaie afin de défendre et perpétuer le système Franc CFA qui repose sur l’appauvrissement des masses africaines, le réinvestissement en France des profits effectués en Afrique par les entreprises françaises et une corruption en réseaux d’intérêts bien compris ;

2. ET. Faut-il une stratégie individuelle ou collective pour passer à une monnaie africaine commune ?

YEA. Les deux stratégies sont possibles. La Mauritanie a quitté la Zone Franc et n’utilise plus le Franc CFA. Il s’agit d’une stratégie individuelle et qui fonctionne. Mais, il est préférable que les pays africains concernés adoptent une stratégie collective car il ne s’agit pas simplement d’abandonner une devise étrangère, mais de repenser entièrement un modèle néocolonial institutionnel, économique, financier et monétaire.

Pour cela, il ne faut pas que des incantations mais des stratégies communes pour construire de nouvelles infrastructures monétaires adaptées et si possible n’utilisant pas des circuits de paiements pouvant subir des sanctions unilatérales comme le SWIFT et sortir de la parité fixe avec l’Euro. En conséquence, il faudra aussi trouver des partenaires alternatifs au plan économique tout en permettant à de nouvelles institutions financières indépendantes d’assurer une transition en douceur pour préserver la stabilité économique des pays concernés ou des entités sous-régionales concernées.

Pour certains, le franc CFA est un vestige colonial et néocolonial qui :

  • impose la France pour une convertibilité du FCFA en EURO et vers les devises internationales ;
  • limite l’autonomie monétaire des pays africains utilisateurs ; et
  • entrave ainsi la mise en place de politiques économiques pleinement adaptées à leurs réalités.

Pour ceux qui rappellent que la parité fixe avec l’Euro offre une stabilité et une crédibilité internationale, il s’agit d’une fiction dans un environnement économique instable où les pays africains de la zone franc ont des économies très peu diversifiées, très peu complémentaires, trop faiblement industrialisées et surtout exagérément extraverties.

Par ailleurs, il faut distinguer entre la mauvaise gouvernance monétaire, économique et financière d’un Etat adossé souvent à la corruption, et le fait que le Franc CFA offre une garantie et une stabilité. En réalité, la France n’a jamais servi de garantie. S’il y avait eu garantie, il n’y aurait jamais eu de dévaluation unilatérale de la France le 11 janvier 1994[2], à 20h50[3].

Par ailleurs, la réalité est que la France a promu et entretient la séparation effective entre la zone d’Afrique de l’Ouest, la zone d’Afrique centrale et la zone Comores. La France a scindé les régions africaines pour les empêcher de « s’auto-supporter » en cas de défaillance budgétaire passagère, voire structurelle. Autrement dit, le « diviser pour régner » a fait son travail au point qu’il est même question aujourd’hui de la possibilité de dévaluation du FCFA (XAF) de la zone d’Afrique Centrale s’il n’y a pas d’amélioration de ses comptes publics et préserver le taux du FCFA (XOF) de la zone d’Afrique Occidentale.

Supprimer le franc CFA, c’est avoir une nécessité de :

  • retrouver une volonté politique commune, au moins parmi les Etats recherchant une véritable souveraineté ;
  • accepter une compréhension alternative et approfondie du processus de création monétaire ; et
  • comprendre l’urgence de l’instauration d’infrastructures de circuits de paiements indépendants du monde occidental, notamment le G7 ou l’OTAN.

Tout ceci a pour objet de doter les Etats partageant les mêmes objectifs d’indépendance monétaire et de restauration de la souveraineté monétaire d’une capacité d’influence monétaire.

3. ET. Quelles sont les principales étapes pour aller vers une monnaie africaine commune ?

YEA. Plusieurs étapes, dont au moins sept (7) sont nécessaires si l’approche est collective, ce qui n’exclut pas des initiatives individuelles qui devront finir par se fondre dans une approche conjointe. Il faudra de toutes les façons :

    1. un consensus politique national ou régional avec un projet de transformation profonde des institutions et si possible faire reposer la nouvelle monnaie sur une monnaie marchandise et commercialisable comme l’or, le tout avec un projet d’un espace monétaire commun qui serve avant tout les intérêts économiques des peuples africains concernés, ayant tous d’ailleurs la volonté d’émancipation vis-à-vis de l’esprit colonial[4] et néocolonial et de la subordination ;
    2. un consensus basé sur une sensibilisation approfondie de la population pour une nouvelle monnaie adossée à l’or, une matière première abondante en Afrique, notamment dans les pays de l’Alliance des Etats du Sahel ;
    3. une volonté, au cours d’une période de transition, de créer une nouvelle monnaie, qui ne doit pas être un simple changement de nom comme le proposent les pays africains membres de l’Union économique monétaire ouest-africain (UEMOA), mais une monnaie basée sur un panier de devises internationales, avant d’envisager une monnaie basée sur une monnaie marchandise comme l’or.
    4. La nécessité de ne plus utiliser le nom ECO pour éviter toute confusion pour la nouvelle monnaie de la CEDEAO, censée prendre la relève du Franc CFA, ce en conformité avec le respect des règles de convergence économique. Mais celles-ci devront être réadaptées et réinventées pour s’adapter aux conditions des pays acceptant d’évoluer vers une monnaie nationale et/ou sous-régionale africaine. La nouvelle politique de taux de change, le mécanisme de convertibilité, les fonds de réserves de change et surtout le circuit de paiement devront pouvoir tenir compte des réalités économiques locales, mais aussi des possibilités de déstabilisation et de sanctions occidentales ;
    5. Face à la période de volatilité et d’imprévisibilité, il faudra soutenir la création d’une monnaie nouvelle sans lien avec le FCFA par au moins une banque centrale africaine (ou nationale) indépendante et un fonds monétaire africain (ou national). Rappelons que depuis 2008, les comptes doivent être conformes aux normes International Financial Reporting Standards (IFRS).
    6. La refonte du cadre juridique monétaire aura pour objectif de limiter les risques de volatilité ou de déséquilibres macroéconomiques pendant la phase d’évolution vers une monnaie adossée à l’or ; et enfin
    7. Une alliance avec les pays où l’essentiel du commerce international se fait afin de profiter dans un premier temps de leur circuit de paiement, et à terme, de participer conjointement à un circuit de paiement et de compensation africain, puis au sein des BRICS plus élargis.

4. ET. Quelles sont les conditions pour que les pays africains, surtout de l’espace francophone se détachent du Franc CFA pour créer leur propre monnaie ?

YEA. En somme, pour se détacher du Franc CFA et créer leur propre monnaie, les pays africains de l’espace francophone doivent réunir une volonté politique collective, assurer une stabilité macroéconomique suffisante, moderniser et réinventer leurs institutions monétaires, adosser la monnaie africaine à une matière première comme l’or, et coordonner la transition tant au niveau régional qu’avec l’appui international. La transformation se fera par une approche graduelle pour ne pas compromettre la stabilité économique et financière des États concernés, mais il ne s’agit pas d’une simple réforme.

Pour que les pays africains, et en particulier ceux de l’espace francophone, puissent se détacher du Franc CFA pour créer leur propre monnaie, il faut nécessairement déconstruire la conception occidentale de la monnaie pour introduire les compensations et les volets sociaux, outre la bonne gouvernance. Il faut mettre de côté l’urgence de sortir du Franc CFA et opter pour l’urgence de créer sa propre monnaie basée sur une monnaie-marchandise, notamment l’or. Pour ce faire, il importe de renforcer des réserves de change suffisantes pour pallier la volatilité lors de la transition. L’instauration d’une monnaie locale et la confiance des populations devraient naturellement conduire à une moindre utilisation d’une monnaie non convertible sans la volonté de la France comme le FCFA.

Il faudra avancer vers une harmonisation des règles budgétaires et fiscales, ainsi qu’une diplomatie régionale renforcée afin de construire une stabilité macroéconomique préalable, reconstruire une politique budgétaire et monétaire commune et crédible avec un faible déficit ainsi qu’une inflation maîtrisée. Or tout ceci nécessite la création d’institutions monétaires indépendantes, notamment une banque centrale autonome, menant une politique monétaire adaptée aux réalités locales et ne faisant pas de bénéfices non utilisés pour soutenir le développement.

La gestion des moyens de paiement et la supervision bancaire est indispensable pour assurer la transition et pérenniser la confiance des acteurs économiques.

5. ET. Est-ce que les conditions sont réunies pour la création d’une monnaie commune pour les pays de l’espace francophone ?

YEA. La réponse est négative pour le moment car après plusieurs reports de dates, la possibilité d’avancer sur ce dossier est fixée à 2027 sans que cela soit une date butoir pour une monnaie commune de la CEDEAO qu’il faut distinguer de la monnaie unique de l’UEMOA et soutenue par la France mettant l’accent sur le symbolisme et le changement de nom sans un changement de la logique de la servitude volontaire. Il ne s’agit ni d’une utopie, ni d’une réalité[5], mais d’une volonté en devenir sans aucune sanction possible contre des dirigeants qui n’ont pas la pression des populations ou n’ont que faire de celle-ci.

Si l’envie d’émancipation monétaire se fait sentir chez plusieurs acteurs de l’espace francophone, il faut distinguer entre trois grands camps :

  • Les dirigeants des Etats africains qui soutiennent la défense des intérêts étrangers aux dépens de ceux des populations locales, avec en un retour un soutien indéfectible de l’étranger pour se maintenir au pouvoir ;
  • Les dirigeants des Etats africains qui mettent les intérêts des peuples africains au-dessus de la défense des intérêts étrangers, mais ne défendent que leurs propres intérêts ou celui de leur réseaux ou clans, notamment pour se maintenir au pouvoir, si possible ad aeternam y compris avec des simulacres d’élections ; et
  • Les dirigeants des Etats africains qui mettent les intérêts des peuples africains au-dessus de la défense des intérêts étrangers, et au-dessus de leurs propres intérêts, notamment en organisant pacifiquement et sans violence, sur la base de la vérité des urnes, des alternances politiques démocratiques.

Aussi pour répondre à votre question, les conditions pour la création d’une monnaie commune ne sont pas encore entièrement réunies.

Les récentes déclarations de dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES) regroupant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, montrent une volonté d’affranchissement du franc CFA. Toutefois, les divergences en matière de politique économique, les disparités institutionnelles et parfois une certaine hésitation quant aux coûts de transition soulignent que le chemin vers une monnaie commune reste semé d’embûches. Il y a aussi une dose d’impréparation qui fait que les trois pays de l’AES n’ont pas encore pris la décision de quitter l’espace de l’Union économique et monétaire Ouest-africain (UEMOA).

En définitive, si certains souhaitent une plus grande souveraineté monétaire et que plusieurs acteurs régionaux affichent leur intérêt, les conditions techniques, institutionnelles et politiques ne sont pas encore pleinement satisfaites pour lancer une monnaie commune dans l’espace francophone. Des réformes approfondies et une synchronisation accrue des politiques économiques régionales s’avèrent encore nécessaires pour que ce projet devienne viable à long terme. Apparemment, les trois pays membres de l’AES gagneraient à prendre conseil auprès de la Mauritanie[6] ou de Madagascar[7] qui ont quitté la zone franc en 1973, ou encore du Zimbabwe qui adossé sa monnaie sur l’or, appelée ZiG (Or du Zimbabwe), qui a été officiellement introduite le 5 avril 2024[8].

6. ET. Est-ce que les pays africains et faibles en puissance peuvent finalement avoir une monnaie qui est respectée dans le monde ?

YEA. Oui, je pense qu’il faut voir la réponse à votre question dans le cadre d’une dynamique évolutive.

Les pays pauvres d’aujourd’hui peuvent devenir des pays à capacité d’influence demain[9]. Il est temps que l’Afrique souverainiste, à savoir les dirigeants qui bénéficient sans violence et sans achat de conscience du soutien de leurs populations, devront d’une part, organiser et d’autre part, imposer un nouveau rapport de force, dans lequel les logiques d’endettement et de tutelle financière doivent changer, sinon s’inverser.

Une refonte du système de prêts internationaux de soumission doit s’accompagner d’une redéfinition des priorités économiques africaines : favoriser le financement interne, promouvoir l’industrialisation, développer les échanges Sud-Sud et réduire la dépendance aux créanciers occidentaux. Si les pays de l’AES ont déjà posé les bases d’une souveraineté en créant cette alliance, en créant un drapeau, des passeports propres, la création d’une Web-TV, la récupération de la gestion des ressources naturelles, la transformation de la capacité productive, l’augmentation des contenus technologiques digitalisés, la sécurisation du territoire, la sortie du Franc CFA et la création de la monnaie propre à l’AES constitueront, à coup sûr, un pas de géant vers le pragmatisme monétaire africain, ce qui ne peut que renforcer la souveraineté tant proclamée.

La priorité est donnée à la sécurité du territoire de l’AES avant la mise en place d’une monnaie commune[10] propre. Or, il ne faut pas nécessairement considérer les deux « priorités » comme devant se mettre en place de manière séquentielle. Il faut rappeler le cas de l’Iran ou de la Russie qui ont su sécuriser leurs finances[11] et adapter leur système monétaire en période de sanctions internationales, illustrant ainsi une indépendance monétaire. Il est question de mettre en place un levier de résilience économique.

En arrimant leur future monnaie aux ressources naturelles, les pays de l’AES pourraient stabiliser leur devise et éviter les fluctuations spéculatives qui affectent souvent les monnaies africaines contrôlées par l’Occident. Un système de garantie adossé à l’or, à l’uranium et aux autres matières premières stratégiques permettrait de renforcer la confiance des investisseurs et des partenaires commerciaux. Cette approche rappellerait le fonctionnement de l’étalon-or, où la monnaie repose sur des actifs tangibles et non sur des décisions politiques ou des mécanismes de spéculation.

Toutefois, cette stratégie nécessitera une gestion rigoureuse des réserves et une transparence accrue pour éviter la captation des richesses par des élites corrompues. L’AES pourrait s’inspirer de modèles comme celui de la Russie ou de la Chine, qui utilisent leurs ressources naturelles comme leviers de souveraineté économique.

7. ET. Quelle est la situation pour les pays africains qui n’utilisent pas le Franc CFA : Nigeria, Gambie, Guinée par exemple. Leur économie se porte-t-elle mieux ?

YEA. La situation des pays africains qui n’utilisent pas le franc CFA -comme le Nigeria, la Gambie ou la Guinée- est complexe et ne se résume pas à une simple supériorité ou infériorité par rapport aux économies de la zone CFA. En effet, l’autonomie monétaire offre une marge de manœuvre importante pour ajuster les politiques économiques en fonction des réalités internes, mais elle s’accompagne aussi de défis particuliers.

Le Nigeria, qui utilise le naira, possède la plus grande économie du continent en termes de PIB et une diversification économique relative, ce qui lui confère un potentiel important. Cependant, son indépendance monétaire signifie aussi que le naira est directement exposé aux chocs économiques, à une inflation récurrente et à une volatilité accrue sur les taux de change. Bien que cette indépendance permette au pays de mener une politique monétaire répondant aux besoins locaux, elle a aussi conduit à des épisodes de dévaluation qui peuvent freiner la confiance des investisseurs et compliquer la gestion des déséquilibres économiques.

La Gambie, qui utilise le dalasi, offre un exemple d’économie de plus petite taille où la liberté monétaire se traduit par une capacité de réagir rapidement aux fluctuations locales. Néanmoins, la dépendance à certains secteurs comme le tourisme ou l’agriculture rend le pays vulnérable aux chocs externes et aux variations des flux de capitaux. L’absence d’un ancrage monétaire externe comme celui offert par la parité fixe du franc CFA peut donc accroître la volatilité de la monnaie et compliquer le financement des investissements à long terme.

La Guinée, quant à elle, est riche en ressources naturelles (notamment en bauxite) et dispose d’un franc guinéen qui reflète son indépendance monétaire. Toutefois, cette richesse en ressources se heurte souvent à la volatilité des marchés mondiaux et à la dépendance aux prix des matières premières. Les fluctuations du franc guinéen, accentuées par des déséquilibres extérieurs, peuvent rendre la gestion macroéconomique plus délicate, malgré la possibilité d’ajuster la politique monétaire de manière autonome.

Au total, même si l’indépendance monétaire des pays comme le Nigeria, la Gambie ou la Guinée leur permet de définir des politiques adaptées à leurs contextes spécifiques, ceux-là doivent souvent composer avec une plus grande volatilité et moins de garanties implicites de stabilité -comme c’est le cas pour les pays de la zone CFA où la convertibilité et la parité fixe avec l’euro procurent une certaine confiance sur les marchés internationaux.

En définitive, la performance économique d’un pays dépend de plusieurs facteurs : la robustesse des institutions monétaires, l’efficacité des politiques économiques et la diversification de l’économie. L’autonomie monétaire n’est donc pas une garantie absolue d’une meilleure performance économique, mais plutôt un choix stratégique dont les avantages et les risques doivent être soigneusement gérés.

8. ET. Le cas de la Mauritanie qui est sortie du Franc CFA ?

YEA. Comment la Mauritanie s’est prise pour sortir du Franc CFA ? Le 1er janvier 2018, la Banque centrale de Mauritanie mettait en circulation le nouvel Ouguiya. Mais l’Ouguiya mauritanienne originelle est née en 1973. Les raisons sont similaires pour les pays de l’AES :

  • une circulation fiduciaire assez importante ;
  • un faible développement des moyens de paiements alternatifs notamment électroniques ;
  • un pays qui n’imprimait pas ses billets avec des coûts de maintenance de cette fiduciaire coûtait relativement chère à la Banque centrale ;
  • un problème de traçabilité avec une société très tournée vers le cash, avec le risque de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme.

Aujourd’hui, le taux de bancarisation est en augmentation en Mauritanie proche de 25 % contre moins de 12 % en zone franc. Quitter le Franc CFA, c’est augmenter la circulation de la masse monétaire et donc mettre « fin à l’argent qui dort ». Pour ce faire, il fallait nécessairement obtenir l’indépendance de la Banque centrale de la Mauritanie (BCM), ce qui lui a permis de mener une politique monétaire indépendante tout en se mettant en conformité avec les règles de transparence financière respectant les normes International Financial Reporting Standards (IFRS).

Choisir et mener sa propre politique monétaire est le choix d’un pays souverain. La Mauritanie a compris que la contrainte d’un taux de change fixe imposé par le franc CFA limitait profondément la réponse de l’économie mauritanienne aux chocs externes, et une absence de gestion monétaire autonome.

Il faut savoir que le processus de sortie de la zone franc se fait par un simple courrier et une dose importante de préparation et de volonté politique… Bref, du courage politique et monétaire.

La sortie du franc CFA impliquait la renégociation des modalités de coopération monétaire et une révision sinon modification en profondeur des textes encadrant la politique de change. Ces ajustements ont permis à la Banque centrale de Mauritanie de disposer de marges de manœuvre accrues pour mener une politique monétaire en phase avec les objectifs de développement national.

9. ET. Enfin, Où en est le projet de création de l’Éco, en mai 2025 ?

YEA. Il faut différencier entre le projet de la France pour un changement de nom usurpé d’« ECO » à la place du France CFA et appuyé par l’UEMOA, et la monnaie « ECO » soutenue par les pays de la CEDEAO.

9.1 L’ECO de l’UEMOA

Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le projet vise essentiellement à transformer le franc CFA en une monnaie revue et renforcée, désormais baptisée « Eco » et fortement soutenue par le Président ivoirien Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire. Il faut rappeler les trois points importants :

  • le changement de nom et de référence symbolique, du franc CFA en Eco pour tenter de gommer l’influence française ;
  • la réallocation des réserves et autonomie financière avec l’arrêt de la centralisation de 50 % des réserves de change au Trésor français afin de redonner aux États la maîtrise de leurs fonds, ce qui signifie que les Etats africains de la zone franc ne maîtrisaient pas leur monnaie ; et
  • la modification de la gouvernance monétaire notamment la suppression de la présence des représentants français dans les organes de décision de l’UEMOA sans pour autant que le contrôle et la gestion de la nouvelle monnaie reviennent aux Africains puisqu’il y aura des « experts français » qui resteront…

Cet « Eco de l’UEMOA » avec une parité fixe avec l’Euro est maintenu pour assurer une stabilité transitoire, avec une concrétisation avant 2027.

9.2 L’ECO de la CEDEAO

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui ne regroupe plus que 12 pays dont des États francophones de l’UEMOA, travaillait à la mise en place d’une monnaie unique propre sans la France[12]. En filigrane, il s’agit aussi avec une monnaie unifiée pour simplifier les échanges économiques et renforcer la coopération entre tous les États membres, y compris les pays qui n’utilisent pas historiquement le franc CFA (par exemple, le Nigeria et le Ghana). Le lancement est prévu pour 2027 sans aucune certitude. Il s’agit donc bien d’une projet d’intégration économique régionale qui devra signer de nouveaux accords avec la sous-région AES.

10. ET. Votre mot de fin ?

YEA. Il faut évoluer vers une monnaie africaine pour une souveraineté retrouvée. Le passage par un panier de monnaie doit servir de transition vers une monnaie basée sur l’or. Mais, la priorité consiste en des accords avec les pays du BRICS plus élargis pour que les circuits de paiements et de compensation monétaire sans sanctions occidentales puissent faciliter la réussite de la transition monétaire des pays africains souverainistes[13]. C’est donc toute une architecture monétaire africaine qu’il va falloir repenser pour refléter véritablement les aspirations d’autonomie et de développement pour créer une ensemble du système financier indépendant recentré sur les besoins réels populations africaines et le courage réel des États africains, capables de soutenir un développement autonome disposant d’une capacité d’influence.

Aussi, au lieu de se focaliser sur la suppression du Franc CFA, il est suggéré de travailler à la création de la monnaie des Africains, même par petits groupes régionaux et laisser le franc CFA mourir de sa mort naturelle.

L’obligation d’utiliser le franc CFA, le franc des Colonies Françaises dʼAfrique[14], inscrit dans les 11 accords secrets signés entre la France et ses territoires coloniaux d’Afrique noire, prendra alors fin. YEA.

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Directeur Afrocentricity Think Tank

8 mai 2025

© Afrocentricity Think Tank

  1. Mai68.org (2024). « les 11 accords secrets signés entre la France et les pays dʼAfrique francophone ». In mai68.org. Accédé le 3 mai 2025. Voir https://mai68.org/spip2/IMG/pdf/11-ACCORDS-SECRETS.pdf ↑
  2. Lanaré, A. (1994). « 11 janvier 1994. Dévaluation du franc CFA ». In www.herodote.net. 11 janvier 1994. Les cahiers d’Hérodote. Accédé le 3 mai 2025. Voir https://www.herodote.net/11_janvier_1994-evenement-19940111.php ↑
  3. Pauron, M. (1996). « Dévaluation du franc CFA : le spectre de 1994 ». In www.jeuneafrique.com. 9 novembre 2016. Accédé le 3 mai 20254. Voir https://www.jeuneafrique.com/mag/367583/economie-entreprises/devaluation-franc-cfa-spectre-de-1994/ ↑
  4. Jacquemont, P. (2017). « Le procès de la Zone franc. Arguments, contre-arguments et voies d’évolution ». In Monde en développement 2017./4. Numéro 180, pp. 121-140. Accédé le 2 mai 2025. Voir https://shs.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2017-4-page-121?lang=fr ↑
  5. Guirassy, A. (2024). « ZMAO, Monnaie commune Ouest africaine: utopie ou réalité ». In www.financialafrik.com. 11 octobre 2024. Accédé le 3 mai 2025. Voir https://www.financialafrik.com/2024/10/11/zmao-monnaie-commune-ouest-africaine-utopie-ou-realite/ ↑
  6. Bayo, I. (2018). « Mauritanie : «Nous avons quitté le Franc CFA et nous ne le regrettons pas » (Gouverneur de la Banque Centrale) ». In afrique.latribune.fr. 9 juillet 2018. La Tribune Afrique. Accédé le 3 mai 2025. Voir https://afrique.latribune.fr/economie/strategies/2018-07-09/mauritanie-nous-avons-quitte-le-franc-cfa-et-nous-ne-le-regrettons-pas-gouverneur-de-la-banque-centrale-784534.html ↑
  7. CERMF.org (2023). « Franc CFA : il y a 50 ans, la Mauritanie et Madagascar quittaient la zone franc, après la Guinée et le Mali. 19 septembre 2023. In www.cermf.org. Accédé le 3 mai 2025. Voir https://www.cermf.org/il-y-a-50-ans-la-mauritanie-et-madagascar-quittaient-la-zone-franc-apres-la-guinee-et-le-mali ↑
  8. Wikipedia (2024). “Or du Zimbabwe”. In fr.wikipedia.org. Accédé le 3 mai 2025. Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Or_du_Zimbabwe ↑
  9. Amaïzo, Y. E. (1980). De la dépendance à l’interdépendance. Mondialisation et marginalisation. Une chance pour l’Afrique ? Editions l’Harmattan : Paris. ↑
  10. Fathi, A. K. (2025). « L’AES et la création d’une monnaie commune, un tournant historique ». In triboland.com. 8 mars 2025. Accédé le 2 mai 2025. Voir https://triboland.com/2025/03/08/laes-et-la-creation-dune-monnaie-commune-un-tournant-historique/ bon papier pour adosser à l’or. ↑
  11. Teria News avec The Conversation (2024). « Monnaie commune de l’AES : les conditions de réussite ». In Teria terianews. 20 mars 2024. Accédé le 2 mai 2025. Voir https://teria-news.com/2024/03/20/monnaie-commune-de-laes-les-conditions-de-reussite/ ↑
  12. Pravda (2025). « La CÉDÉAO envisage de lancer l’Éco, sa monnaie unique, d’ici à 2027 ». In francais.news-pravda.com. 5 mars 2025. Accédé le 2 mai 2025. Voir https://francais.news-pravda.com/world/2025/03/05/364792.html ↑
  13. Wilson, S. (2025). « Monnaie en Afrique de l’Ouest : AES, FCFA, et l’incertitude autour de l’ECO ». In linvetigateurafricain.tg. 24 février 2025. Accédé le 3 mai 2025. Voir https://linvestigateurafricain.tg/monnaie-afrique-ouest-aes-fcfa-eco/ ↑
  14. Lebledparle.com et Mbala, F. G. (2020). « Les 11 accords secrets signés entre la France et ses territoires coloniaux d’Afrique noire ? ». 26 décembre 2020. In www.lebledparle.com. Accédé le 3 mai 2025. Voir https://www.lebledparle.com/les-11-accords-secrets-signes-entre-la-france-et-ses-territoires-coloniaux-d-afrique-noire/ ↑
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Yves Ekoué Amaïzo

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Yves Ekoué Amaïzo
Dr. Yves Ekoué Amaïzo (Ph. D. MPhil, MBA, MA) est le Président fondateur et le Directeur général de Afrocentricity Think Tank. Ce groupe d’analyse, d’influence et de conseils offre des points de vue alternatifs et des conseils aux dirigeants des Gouvernements africains, aux entreprises considérant l’Afrique comme un marché d’avenir et aux organisations de la société civile africaine y compris dans la Diaspora. Il s’agit de limiter les effets pervers des guerres non cinétiques allant à l’encontre des intérêts des peuples africains.
Une équipe d’experts et de consultants multidisciplinaires peut être mis à disposition dans le cadre d’une demande spécifique pour prodiguer des conseils de haut niveau, des analyses comparatives et de compétitivité et des recommandations opérationnelles. Le tout peut faire l’objet de conférences ou de réunions.
S’imposant de plus en plus comme une référence dans la pensée alternative sur l’Afrique et les Africaines et les Africains, Afrocentricity Think Tank a acquis le statut de « faiseur d’opinions” et ne laisse personne indifférent.

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Dr. Yves Ekoué Amaïzo (Ph. D. MPhil, MBA, MA) est le Président fondateur et le Directeur général de Afrocentricity Think Tank. Ce groupe d'analyse, d’influence et de conseils offre des points de vue alternatifs et des conseils aux dirigeants des Gouvernements africains, aux entreprises considérant l'Afrique comme un marché d'avenir et aux organisations de la société civile africaine y compris dans la Diaspora. Il s'agit de limiter les effets pervers des guerres non cinétiques allant à l'encontre des intérêts des peuples africains.
Une équipe d'experts et de consultants multidisciplinaires peut être mis à disposition dans le cadre d’une demande spécifique pour prodiguer des conseils de haut niveau, des analyses comparatives et de compétitivité et des recommandations opérationnelles. Le tout peut faire l'objet de conférences ou de réunions.
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