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Pourquoi l’Afrique n’arrive pas à s’unir ?

7 juillet 2012 par Webmaster

L’Afrique est incapable de s’unir pour trouver un Président de l’Union africaine…

Par Fridolin Martial Fokou, président de la commission conférence du Club UA de l’IRIC

Une fois de plus, l’Afrique vient de faire étalage  de ses divisions  lors de l’élection avortée du président de la commission de l’UA. Cet acte confirme si besoin en était encore que “ l’Afrique est incapable de s’unir” (Yves Ekoué Amaizo). Mais, au-delà, l’acte d’Addis-Abeba en appelle à une autre compréhension. Celle-ci met en exergue une récurrence  et une concomitance d’échecs de l’organisation rappelant de ce fait “ une crise existentielle” (Edem Kodjo) que traverserait l’organisation panafricaine ; nous laissant au passage penser que l’Afrique continue à être “ un ensemble qui a besoin d’une solution d’ensemble” (Aboubacar Abdoulaye). Comment dès lors comprendre ces clivages au sein de l’organisation panafricaine ? Quelles solutions de sortie de crise peuvent être envisagées ? Quelques axes de lectures vont être abordés et analysés afin d’en ressortir les points pertinents de ce malaise.

Les enclaves régionales comme source de blocage: la lecture des évènements d’Addis-Abeba fait ressortir en toile de fond l’existence d’enclaves régionales au sein de l’organisation panafricaine. En effet, il a été donné de constater lors de cette élection une double opposition entre la Southern African Development Community (SADC)  d’une part et le couple CEMAC-CEEAC d’autre part qui aura contribué à cette situation d’immobilisme. Face à la force dissuasive de la diplomatie de l’Afrique australe (en témoigne la forte mobilisation lors du 4ème tour de l’élection avec l’abstention observé par les pays membres de la SADC), l’Afrique centrale est apparue en perte de repères  et même de solidarité régionale (un pays comme la RDC ayant voté pour la candidate sud-africaine. On peut voir dans cet acte des récompenses politiques du soutien sud-africain à la réélection contesté du président Kabila). L’Afrique centrale apparait dès lors sur l’échiquier géopolitique africain comme “un espace-enjeu” (Louis Marc Ropivia) au lieu d’en être “un espace-pivot” (Mckinder). D’un autre coté, l’on a pu relever l’opposition entre la SADC et la CEDEAO par l’entremise de l’Afrique du sud et du Nigéria. Cette opposition entre les « deux grands du continent » laisse percevoir l’irruption des “intérêts nationaux” sur le champ de “l’intérêt communautaire”. Le comportement des ces deux puissances témoigne de ce que l’intérêt communautaire est sacrifié, et avec elle l’idéal panafricain, à l’autel des égoïsmes partisans. On aura eu davantage l’impression que le poste probable de membre permanent du Conseil de sécurité semble le plus préoccuper ces puissances que la réalisation des idéaux panafricains.

Les clivages linguistiques comme source de blocage: Voilà l’argument qu’on aura le plus entendu martelé à Addis-Abeba pendant deux jours. L’UA a donc fait les frais de l’opposition Afrique francophone- Afrique anglophone, qui aurait ainsi eu raison de l’élection du Président de la Commission. Si “la langue est le facteur par lequel l’Afrique pourrait réaliser son unité” (Cheikh Anta Diop), il n’en demeure pas moins que dans ce cas de figure, “le poids du passé pèse de tout son poids” (Philippe decraene). La bataille du poste de président de la commission de l’UA s’est donc limité à la logique de savoir si « ton colonisateur est plus fort que le mien » tel qu’à voulu se défendre madame Zuma. Mais, au-delà, ce clivage linguistique est un élément dangereux dans la mesure où il pourrait, s’il est consolidé comme logique d’analyse, créer des dissensions au sein de l’organisation panafricaine. En effet, que dire de l’Afrique lusophone, hispanique ou encore Arabe. Arrêtons de brandir le spectre des irrédentismes au sein de l’institution car nul n’est partisan d’une division des intérêts au sein de cette organisation.

Blocage d’Addis-Abeba :“ une crise existentielle” de l’organisation panafricaine: La définition que l’on fait de la crise existentielle illustre à propos le phénomène qui habite l’UA aujourd’hui. En effet, définit comme “un phénomène, un évènement, un fait qui se produit à chaque séquence de la vie d’une organisation et qui en altère la visibilité et le fonctionnement ”. L’UA a fait preuve tout au long de son existence d’un problème à chaque fois qu’il aura fallu renouveler le mandat de ses organes dirigeants. Le blocage d’Addis-Abeba n’est de ce fait qu’un cas parmi tant d’autre. Il faut pour s’en rendre compte remonter à 2008 au moment de l’élection de monsieur Jean Ping. Le problème était certes différent, mais la récurrence de la crise était perceptible. Tout comme l’était la réélection des Secrétaire Généraux de l’OUA (il faut rappeler ici les cas des Sieurs Diallo Telli, Edem Kodjo, Nzoh Ekah Ngaki, Amara Essy…). A l’analyse donc, le problème de renouvellement s’est toujours posé à l’organisation. Sinon, comment comprendre la double appréciation de l’arrivée et du départ d’Alpha Omar Konaré à la tête de la commission de l’UA.

Quelles pistes de sortie de crise: Toutes les analyses faites plus haut laissent transparaitre en toile de fond la problématique du rôle et de la fonction de président de la commission. Cette interrogation en appelle une autre à savoir celle de la toute puissance de l’organe plénier qu’est la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement. Les prérogatives de cet organe apparaissent bien au-delà de leurs fonctions de base. On peut y voir là les entorses créées par des considérations pseudo-africaines qui voudraient que le simple fonctionnaire que constitue le Président de la Commission n’eut plus de pouvoir que les Chefs d’Etat. Bref, il devrait “savoir jusqu’où ne pas aller trop loin” (Guy Isaac). Or, en tant qu’organe de gestion quotidienne, la commission de l’UA a besoin à sa tête d’une personnalité hautement qualifiée et jouissant d’un pouvoir de décision important. Il est donc important aujourd’hui d’?uvrer pour la consolidation des “institutions fortes en Afrique” (Barack Obama) et pour cela faire en sorte que “ces institutions valent ce que valent les hommes qui les dirigent” (André Mba Obame). vivement que la prochaine génération d’africains que constitue la jeunesse d’aujourd’hui sache “identifier cette mission et surtout la réaliser” (Franz Fanon). Si le comportement de nos dirigeants fait apparaitre le continent africain comme un objet sui generis, travaillons dès maintenant à ce qu’elle devienne “ objet de sens” (Zaki Laidi).

Source : http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=11727

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