May 112015
 

lynxtogoJournaliste : Camus Ali, Directeur Lynx Togo (Lynx.info)

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Interview: Dr Yves Ekoué Amaïzo, Coordonnateur du Collectif pour la Vérité des Urnes Diaspora

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Date : 11 mai 2015 

 

1.       Lynx.info : L’Union africaine, la France et les USA condamnent le troisième mandat du Pr Pierre Nkurunziza au Burundi. Comment expliquez-vous que les Gnassingbé trouvent toujours une faveur à l’international, bien qu’ils dirigent depuis quarante-huit ans le Togo ?

Dr Yves Ekoué Amaïzo : Merci pour l’invitation. La condamnation dont vous parlez n’existe pas à ce jour. Ce qui vrai est que l’UA, la France et les Etats-Unis font pression pour que le Président Burundais renonce à se présenter ou trouve une sortie honorable pour éviter l’escalade avec la rue. Mais, à ce jour, ces appels ne sont pas suivis d’effets car le Président Burundais s’est contenté de dire que son 3e mandat sera le dernier, ce au regard d’une interprétation très personnelle des textes régissant la période transitoire dans ce pays.

Au Togo, la situation est plus complexe car les mêmes pressions ont été exercées sans succès aussi. Une partie de la responsabilité incombe à la stratégie choisie par la partie de l’opposition qui a préféré aller à ces élections présidentielles de 2015. En effet, lorsque le Général Siaka Sangaré, l’envoyé spécial de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), chef du Comité local d’accompagnement du processus électoral et chargé de garantir, entre autres, la crédibilité du processus électoral n’a pas pu s’exprimer librement pour annoncer les irrégularités, sa parole a été stoppée par un « consensus » des partis politiques en campagne. Il faut bien constater que :

  1. la liste électorale comportait suffisamment d’inexactitudes pour invalider la suite du processus électoral, mais un consensus obscur est intervenu entre tous les candidats, ce qui a permis de continuer le processus électoral sur des bases illégales et illicites ;
  2. des bourrages d’urnes et des transferts de fausses urnes vers les CELI et la CENI ont existé, ce qui a occasionné le déplacement à l’intérieur du pays par le représentant de l’OIF pour récupérer  les urnes et les Procès-verbaux afin de procéder à un contrôle, ce qui en définitive n’a pas pu avoir lieu ni pas le Général Sangaré, ni par le Comité d’accompagnement ;
  3. la procédure de vérification des procès-verbaux transférés au niveau des commissions électorales locales et indépendantes , qui avait bien commencé avec un Général Sangaré, a permis, d’annoncer et de confirmer l’existence de graves dysfonctionnements, ce qui n’est pas sans corrélation avec l’indigestion-empoisonnement de ce Monsieur, obligé de se mettre en retrait de la procédure de vérification ;
  4. Plus de 80 % des résultats sorties des urnes n’ont pas fait l’objet d’un dépouillement et donc les résultats annoncés sont partiellement faux et incomplets.
  5. Sur les 20 % des résultats annoncés, le vice-Président de la CENI Francis Pedro Amouzou, représentant du CAP 2015 au sein de la CENI s’est totalement désolidarisé d’au moins la moitié, empêché qu’il fût de dire la vérité des urnes. C’est donc tout ceci qui rend triplement illégal pour 1. vice de formes, 2. vice de procédures et 3. vice de fond l’ensemble des résultats électoraux révélés par le Président la CENI, Taffa Tabiou, représentant la mouvance du candidat Faure Gnassingbé, et confirmés un dimanche par la Cour constitutionnelle du Togo.

Aussi, la valeur juridique des résultats partiaux d’un Président de la CENI qui n’a pas trouvé de consensus avec le Vice-Président est tout simplement illégal et constitue un coup de force juridique et électoral. Sur la base du principe de la non-ingérence et l’autodétermination d’un peuple et de ses dirigeants, on ne peut pas dire, comme votre question le suggère, que Faure Gnassingbé et son système « trouvent toujours une faveur à l’international, bien qu’ils dirigent depuis quarante-huit ans le Togo ». Il s’agit d’abord d’une indifférence de la communauté internationale que l’opposition aurait pu corriger si elle avait acceptée de ne pas faire un consensus sur une liste bourrée d’erreurs et d’inexactitudes et donc illégale.

2.       Lynx.info : Le consultant politique a eu certainement un moment douté de la sincérité de Faure Gnassingbé. Qu’est-ce que vous avez le plus reproché à l’opposition en allant aux élections du 25 avril 2015 ?

Dr Yves Ekoué Amaïzo : Je suppose que le consultant politique dont vous parlé est le représentant de l’Organisation international de la Francophonie, chargée d’une médiation en cas de différences sur les résultats sortis des bureaux de vote. Qu’à cela ne tienne, l’analyse critique suggère non pas un reproche mais le constat d’une erreur de stratégie. Deux points peuvent être soulevés :

 

  • l’opposition qui a choisi d’aller aux élections pour des raisons qui restent à déterminer, de ne pas respecter leur propre engagement : 1. pas d’élections sans réformes institutionnelles et constitutionnelles  notamment avec des élections à deux tours ; 2. une liste électorale sans erreurs et surtout une procédure de comptage, de validation et d’annonce de la vérité des urnes irréprochables. Cela a contribué à diviser l’opposition et augmenter le niveau d’abstention la plus élevée jamais enregistré au Togo depuis l’indépendance le 27 avril 1960.
  • Les candidats de l’opposition qui ont choisi d’aller aux élections n’ont pas voulu suivre les recommandations du représentant de l’OIF, le Général Siaka Sangaré. Ce dernier avait constaté et confirmé les nombreuses inexactitudes sur la liste électorales et avait besoin de l’aval des candidats pour entamer des corrections sur cette liste électorale. Mais un consensus incompréhensible est intervenu entre tous les candidats, ce qui a permis, comme je vous l’avais dit tantôt, de continuer le processus électoral sur des bases illégales et illicites.

3.       Lynx.info : « Nous avons tous les procès-verbaux en notre possession. Nous ne demandons que la vérité des urnes » clame Brigitte Adjamagbo-Jonhson. C’est ce qui explique la précipitation de Faure Gnassingbé à prêter serment devant la Cour Constitutionnelle ?

Dr Yves Ekoué Amaïzo : Dans l’accord intervenu entre le pouvoir et les partis qui ont choisi d’aller à cette élection présidentielle, seule la Commission électorale nationale indépendante est habilitée à annoncer des résultats sur la base d’un consensus avec l’ensemble des membres de la CENI représentant l’opposition en course comme au demeurant la mouvance présidentielle. Les annonces de la représentante du CAP 2015, Brigitte Adjamagbo-Jonhson, ont été officiellement mises en ligne par le CAP 2015 avec une victoire de Jean Pierre Fabre. En effet, selon le CAP 2015, « sur la base des procès-verbaux provenant de 5.421 bureaux de vote sur 8.994, Jean-Pierre FABRE totalise 641.765 voix contre 539.764 pour Faure GNASSINGBE, soit une différence de plus de 102.000 voix en faveur du candidat de CAP 2015 ». Même sur la base des résultats partiaux de la CENI, Jean Pierre Fabre s’est retrouvé avec 52 % alors que Faure Gnassingbé a été relégué à 33 %. Mais ces résultats n’ont pas encore fait l’objet d’une vérification, ni d’une annonce par la CENI, encore moins d’une confirmation par la Cour Constitutionnelle, alors c’est cette procédure qui a été acceptée par tous les candidats qui sont allés à cette élection alors que chacun savait que la Cour constitutionnelle, décideur en dernier ressort, est acquise à Faure Gnassingbé.

 

La précipitation de la confirmation d’informations électorales partiales et partielles fournie par le Président de la CENI et validées le dimanche 3 mai 2015, un jour non-ouvrable est liée à un problème juridique. Si la validation par la Cour constitutionnelle était intervenue le 4 mai, celle validation aurait été entachée d’anti-constitutionnalité car intervenant en dehors de la période légale de la fin du 2e mandat de 5 ans de Faure Gnassingbé. Le fait de prêter serment ne fut qu’une opération politique puisque l’opération juridique a eu lieu le dimanche, rendant d’ailleurs difficile toutes contestations selon les délais réglementaires de dépôt des contestations qui ne pouvaient se limiter à  3 jours ouvrables.

4.       Lynx.info : Avant mêmes la compilation des votes, notre consœur Emmanuelle Sodji de France 24 ne faisait que marteler l’avance de Faure Gnassingbé. France 24, média d’Etat de la France donnait-elle la bénédiction de François Hollande à Faure Gnassingbé ?

Dr Yves Ekoué Amaïzo : Là encore, ne confondez par France 24 et la voix officielle du Gouvernement français. A ma connaissance, la France a simplement pris note de ces élections. En langage diplomatique, c’est plus une indignité que des félicitations nourries. Par ailleurs, France 24 a souvent pris soin d’indiquer que les informations annoncées reposaient sur moins de 20 % des bulletins dépouillés. Il n’y a donc pas de « bénédiction de François Hollande à Faure Gnassingbé ». Je vous rappelle que c’est ce même Président français qui a soutenu l’alternance au Burkina-Faso en exfiltrant l’ex-Président Blaise Compaoré alors que sous d’autres Présidents français, Mr Compaoré aurait tout simplement été remis au pouvoir avec la bénédiction française. Cela s’est fait ailleurs comme en Côte d’Ivoire et l’exemple récent du Gabon d’Ali Bongo reste dans les mémoires… Alors, il faut éviter les raccourcis. Si Jean Pierre Fabre ainsi que tous les candidats en lice avaient annoncé leurs résultats en même temps, je ne pense pas que la chaîne de télévision France 24 se serait privée de les annoncer.

5.       Lynx.info Dans une mise en garde de Nicéphore Soglo à Yayi Boni : «  Nous sommes déterminés… le Bénin n’est pas le Togo. Peut-on sincèrement reproché aux Togolais d’être moins déterminés que les Béninois sur la dictature. Comment expliquez l’éternel échec de l’opposition togolaise face au pouvoir en place depuis quarante-huit ans ?

Dr Yves Ekoué Amaïzo : Il y a deux parties distinctes à votre question. Tout d’abord, cette phrase est sortie de son contexte et ne reflète pas la pensée de l’ex-Président Nicéphore Soglo, dont je ne suis pas le défenseur ou l’avocat par ailleurs. Il s’agit plus d’un procès d’intention et un raccourci non professionnel par quelques journalistes. Revenons sur les faits. Selon les déclarations de Mr. Soglo et contre toutes les règles démocratiques, le Président Yayi Boni a fait entourer par la Police béninois le domicile d’un élu local, ancien ministre devenu l’ennemi de Yayi Boni, ce qui constitue une atteinte à la démocratie et à l’esprit de la Conférence nationale de ce pays. De plus et pour éviter les amalgames, il faut restituer fidèlement les dires de Nicéphore Soglo : « Yayi Boni a déclaré qu’il mettrait le pays à feu et à sang ». Je lui demande, en tant qu’ancien Président, que ce pays a épousé définitivement la démocratie, la liberté de parole, la liberté d’association, la liberté religieuse, et que personne ne peut plus nous réduire en esclavage, alors je lui demande de lever toutes les mesures antidémocratiques qui touchent des citoyens libres, dans un pays libre, et nous n’accepterons jamais que l’on nous vole notre liberté et je suis heureux d’avoir partagés avec vous ces moments historiques. Et nous sommes déterminés à lui faire comprendre que le Bénin n’est pas le Togo » (voir l’exact déclaration sur https://www.youtube.com/watch?v=X6GwVIThdk8).

 

Aussi, je vous invite à ne pas tomber dans le piège de ceux qui ne vérifient pas les sources ou font de la mauvaise interprétation. Contrairement à vos affirmations, Nicéphore Soglo n’a pas « reproché aux Togolais d’être moins déterminés que les Béninois sur la dictature ». Au contraire, il a subtilement expliqué que l’actuel Président du Bénin, Yayi Boni ne devrait pas prendre l’exemple de ce qui se fait au Togo pour l’importer au Bénin. Vous avez donc mal compris les propos de Mr Soglo. C’est d’ailleurs, cette même erreur qui a conduit Mr Jean Pierre Fabre à relayer cette fausse interprétation lors de son discours du 9 mai 2015 à Lomé. La phrase de Mr Soglo a été sortie de son contexte, ce qui est une erreur professionnelle pour les journalistes qui ont relayé cette fausse interprétation. Il faut rester professionnel dans la transcription des paroles et des écrits des personnalités au risque de se discréditer et faire l’objet un  jour d’un procès.

 

Alors revenons sur la deuxième partie de votre question à savoir comment expliquer « l’éternel échec de l’opposition togolaise face au pouvoir en place depuis quarante-huit ans » ? D’abord, cela n’a rien à voir avec les affirmations de Mr Soglo. Les explications se trouvent dans : 1. le manque de vision à long-terme de la classe politique ; 2. le manque d’unité fondée sur une candidature commune et un programme commun de gouvernement ; 3. le manque de stratégie gagnante ; et enfin 4. La culture de trop de dirigeants togolais pour un sport favori consistant à transformer des consensus républicains en des compromissions délictueux en acceptant de se faire acheter par le pouvoir en place. Tout ceci finit par prévenir la communauté internationale de soutenir l’opposition togolaise unie. Cette unité a eu lieu au Burkina-Faso et le changement pour une transition était possible. En conclusion, tous les peuples sont déterminés pour s’affranchir de l’oppression, de l’autocratie, de l’arbitraire et de l’autocratie. Chaque peuple avance à son rythme, le Togo comme le Bénin.

6.       Lynx.info : « À partir de ce samedi (9 mai 2015), la lutte, la vraie, commence pour l’alternance et pour que celui pour qui vous avez voté retrouve sa place ». Ces mots de Patrick Lawson, numéro 2 de l’ANC, ne viennent-ils pas un peu tard alors que Faure Gnassingbé a déjà prêté serment devant la Cour Constitutionnelle ?

Dr Yves Ekoué Amaïzo : Non, la lutte pour la vérité des urnes sera une constante au Togo tant que le peuple verra son choix être usurpée par la force militaro-civile du système de Faure Gnassingbé. Les déclarations de Patrick Lawson doivent se lire à l’aune du « consensus obscur » qui ont présidé au choix de son parti d’aller à ces élections en abandonnant les positions consensuelles de l’ensemble des partis de l’alternance de ne justement pas y aller, position sur laquelle l’ensemble de l’opposition et la population auraient pu faire plier Faure Gnassingbé pour faire les réformes institutionnelles et constitutionnelles. Maintenant face à la situation nouvelle, la lutte risque de passer partiellement par la rue afin de rétablir un rapport de force asymétrique. Mais sans une annulation des élections frauduleuses du 25 avril 2015 et des retrouvailles entre l’ensemble des forces de l’opposition, il sera difficile qu’une transition ou un gouvernement puisse travailler sereinement au Togo sur la base de la contrevérité des urnes. Mais si le peuple togolais descend massivement dans la rue pour revendiquer l’annulation de cette élection, les choses peuvent encore évoluer vers la vérité des urnes.

7.       Lynx.info : Selon Me Abbi Tchessa : « Il ne faut pas que Faure Gnassingbé pense que nous allons faire comme en 2010 où il nous a confiné dans des marches. Nous allons répondre comme le « berger à la bergère». Si Faure a les moyens de sa politique avec les moyens d’Etat et les militaires, sur quoi peut surfer l’opposition avec Cap 2015 pour défendre sa victoire ?

Dr Yves Ekoué Amaïzo : L’opposition, rétrécie à CAP 2015, ne peut rivaliser avec le pouvoir sur le terrain de la violence et de la force militaire. Aussi, en tant que responsables, il faut retrouver le chemin de l’unité avec l’ensemble des forces de l’alternance pour demander l’annulation des élections. La stratégie consistant à réclamer la victoire du candidat de CAP 2015 suppose que la CENI et la Cour constitutionnelle se déjuge. Maintenant, ceux qui sont prêts à en découdre dans la rue, pourraient devenir les responsables d’une crise postélectorale sauf si la communauté internationale accepte, pour défendre ses intérêts comme en Côte d’Ivoire, de venir imposer « sa » vérité des urnes. Quant à la stratégie de recomptage par l’Organisation internationale de la Francophonie proposée par Jean Pierre Fabre, cela peut déboucher sur une autre contrevérité des urnes car le pouvoir peut parfaitement annoncer ce que bon lui semble. Jean Pierre Fabre a d’ailleurs rappelé ce point lorsqu’il rappelait que l’ex-Président du Togo, Etienne Gnassingbé Eyadéma a été surpris lorsqu’on lui a annoncé qu’il avait perdu les élections présidentielles. Ce dernier aurait dit : « avant que je n’ouvre les yeux, il faut que j’ai gagné »… Cela en dit long sur la culture de la démocratie combinée à celle de la contrevérité des urnes au sein du système des Gnassingbé. Il est difficile de corriger les erreurs de stratégie. Aussi, tous les Togolais et Togolaises y compris ceux de la Diaspora doivent faire pression sur les dirigeants politiques togolais (hommes comme femmes) se réclamant de l’alternance pour qu’ils retrouvent d’abord une unité et une cohérence dans l’action.

8.       Lynx.info : Un mot sur les opposants Gerry Taama,  Gilchrist Olympio, Agbeyomé Kodjo Alberto Olympio qui ont tous déclaré dans des messages de félicitations que Faure Gnassingbé est le vrai gagnant des élections ?

Dr Yves Ekoué Amaïzo : Votre liste n’est pas exhaustive. Mais chaque nom cité est un citoyen togolais à part entière. Certains ont choisi l’opportunisme et la ventrologie pour devenir des citoyens togolais entièrement à part. Ils ont le droit le plus absolu de prendre position et de faire des déclarations. Le problème, ce n’est pas eux, mais le peuple togolais qui doit être plus vigilant avant de les suivre. Le défi reste entier : Lequel pourra un jour aider le peuple togolais à faire valider la vérité des urnes au Togo ? S’il y a encore des Togolais et Togolaises pour croire qu’il suffit de déclarer que l’on est un « opposant politique » pour le devenir, c’est à leurs risques et périls. La vérité des urnes est un marathon démocratique qui emportera tous ceux qui ont choisi la stratégie du caméléon et de la trahison du peuple togolais pour d’autres raisons que le mieux-être, la liberté, la paix et l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens togolais. Aussi, il faut apprendre à distinguer entre les candidats qui travaillent pour servir le peuple et ceux qui travaillent pour se servir d’abord et arroser leurs affidés ensuite. S’ils ont vraiment dit que « le vrai gagnant des élections est Faure Gnassingbé », alors il faut croire qu’ils sont tous les vrais perdants des élections présidentielles du 25 avril 2015 au Togo. Le peuple togolais n’a pas dit son dernier mot !

9.       Lynx.info : Dr Yves Ekoué Amaïzo, nous vous remercions.

Dr Yves Ekoué Amaïzo : Je vous en prie. C’est moi. Je vous souhaite une agréable journée.

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