Sep 022014
 

Pax AfricanaMalgré les multiples rappels à l’ordre et interpellations de la communauté internationale et de l’UA, les actuelles autorités libyennes n’ont plus la main mise sur la souveraineté territoriale du vaste Etat d’Afrique du nord qu’est la Libye.

Aux habituels actes d’insubordination et de défiance à l’égard du pouvoir central (sic !) de Tripoli qui ont cours depuis le renversement suivi de l’assassinat du Guide Khadafi le 20 octobre 2011 dans des conditions que personne ne fait l’effort d’élucider, les violences en Libye ont atteint un point de non-retour très inquiétant depuis près d’un mois.

Une nouvelle donne s’impose, alimentée par le cycle de morts civils et militaires suite à des affrontements violents entre différents groupes rebelles d’obédiences presque inconnues. Une somme de faits et gestes qui rallonge la longue liste d’actes de sédition impunis depuis 2011 en Libye.

Cette situation délétère et plus que préoccupante pour le devenir de la Libye à court et moyen terme a même poussé hors des frontières libyennes, ces derniers jours, les représentations de toutes les chancelleries occidentales qui avaient cautionné et soutenu les rebelles anti-Khadafi, aux premières heures d’une insurrection locale qui n’en était pas réellement une, si on la compare aux soubresauts socio-politiques que connaît la Libye post-Khadafi.

Ce chaos semé comme inconsciemment en 2011 dans la Libye jadis pole de prospérité et un modèle de développement socio-économique en Afrique en dépit du long règne parsemé d’incartades du colonel Khadafi commande à ce que la communauté internationale via l’UA prenne définitivement le taureau par les cornes dans le dossier libyen.

Située aux portes du Sahara dans une zone particulièrement névralgique, une Libye instable constitue une énorme et pernicieuse  menace pour une paix durable, aussi bien en Afrique du nord qu’au Sud du Sahara.  La manière dont depuis 50 ans, les crises du Proche et Moyen Orient sont réglées (Iran du Chah, Irak de Saddam Hussein, Libye de Khadafi, etc.) ou en cours de règlement (Syrie, etc.) ne laisse pas d’inquiéter. L’impression prévaut que la communauté internationale et surtout l’Occident est de plus en plus incapable d’imaginer des solutions raisonnables et réalistes et de s’y tenir.

Les nombreuses armes de guerre utilisées à satiété durant l’occupation du nord-Mali entre mars 2012 et avril 2013 par différents courants d’islamistes illustrent l’ampleur de la menace encourue par tout un continent, si le chaos en Libye devait perdurer. Devant la porosité des frontières entre plusieurs Etats d’Afrique, d’autres armes lourdes provenant des casernes libyennes pourraient alimenter des conflits armés macabres dans les deux Soudans, en Afrique centrale, en Afrique de l’ouest (Boko Haram) et même aux Proches et Moyen Orient.

PAX AFRICANA 

Fait à Lomé, le 08 août 2014, mise en ligne sur afrocentricity.info 2 septembre 2014 après accord de Pax Africana

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Pax Africana a été créée en juillet 2010 à Lomé (Togo) et est présidée par Edem KODJO, ancien Secrétaire général de l’OUA (devenue Union Africaine), ancien Premier Ministre du Togo, Membre fondateur de la CEDEAO, « PAX AFRICANA» est une Fondation à but non lucratif à vocation internationale dont l’objectif essentiel est de garantir la paix et le développement en Afrique par la construction de l’Unité du Continent.

Elle fait du panafricanisme la pierre de touche de ses actions. Elle procède à l’analyse des conflits et à leur prévention au moyen de la négociation ou de la médiation. Elle s’est illustrée dans un passé récent dans des pays comme la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, Madagascar, le Mali, etc.

CONTACT :

Mr Cornélius AÏDAM

Coordinateur du Comité d’experts de Pax Africana

Ancien Ministre de la Communication, de la Culture et de la Formation Civique du Togo

« PAX AFRICANA », Cité de l’OUA, B. P. 81530 Lomé-Togo

Tel : 00 228 22 61 06 15        – E-mail : pax.africana@yahoo.fr

Tel. Direct: +228 90 02 51 51            – E-mail: caidam2001@yahoo.fr

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