Jan 022017
 

Afrocentricity logo-105x107L’Afrique subsaharienne abritant 40 % de la population pauvre du monde risque de connaître un accroissement de l’insécurité alimentaire, de la pauvreté et des inégalités en 2017 du fait de nouveaux défis non budgétisés à savoir : les changements climatiques avec leurs conséquences sur une amplification de la sécheresse, une augmentation des inondations surtout dans les zones côtières, les hausses de température, les irrégularités dans l’arrosage par les pluies en leur temps, et par conséquent une diminution de la productivité liée à une faible capacité de résilience et d’anticipation des dirigeants africains pris collectivement.

2017 doit servir à mettre en place, si possible en faisant participer les Africains de la Diaspora, des systèmes d’alerte et d’anticipation pour promouvoir le « vivre ensemble ». Les transferts de risques de l’État vers le secteur privé pour couvrir tous ces risques pourraient aider car l’efficacité de la gestion publique n’est pas optimale, ceci étant un euphémisme. Les accompagnements transitoires et des incitations pour la création de valeur ajoutée devraient permettre une meilleure protection sociale, si ceux-ci sont octroyés sur des bases de transparence et de signature de contrat de performance et d’excellence.

Mais la réalité est que les violences des inégalités tuent en Afrique. Il va falloir en 2017 réapprendre à vivre ensemble et non pas comme le souhaitent certains dirigeants africains autocrates. Il n’est pas admissible qu’avec les niveaux élevés de croissance économique en Afrique, les inégalités se sont installées durablement. Aussi les Africains devront penser à s’organiser collectivement pour imposer le fait de « rendre des comptes » (accountability). Mais pour positiver, stopper les inégalités, c’est d’abord promouvoir l’employabilité et créer des emplois décents.

1. LA VIOLENCE DES INÉGALITÉS EN AFRIQUE

L’Afrique prise dans une mondialisation subie ne finit pas de trouver des solutions innovantes pour exister. Mais entre exister en étant extrêmement pauvre et faire partie des nouveaux milliardaires en dollars américains, il y a là une inégalité fondamentale qu’il n’est plus possible d’occulter. Pourtant, au cours des cinq dernières décennies, la gouvernance politique, économique, sociale et culturelle des dirigeants africains, mais aussi des principaux conseillers d’office extérieurs (africains comme non-africains), occidentaux pour l’essentiel, ont dans leur grande majorité considéré les inégalités comme un mal nécessaire, un dysfonctionnement de l’économie du laisser-faire, ou encore une fatalité. Cette inégalité touche plus les femmes et les jeunes. Mais c’est surtout au niveau de l’éducation, de l’emploi, de la santé et de l’accès aux opportunités de créer des richesses que le fossé se creuse. Toutefois il est vrai que le taux d’activité des hommes et des femmes s’est amélioré ces dernières années en Afrique. Mais pour quel salaire et que de maltraitances sociales et psychologiques, sans compter la pénibilité du travail !

Mais comme culturellement les Africains n’arrivent toujours pas à promouvoir leur propre africanité en valorisant une culture afrocentrique positive, le mimétisme culturel (souvent calqué sur l’Occident) dans un cadre de globalisation d’une pensée unique tend à transformer l’Africain en un objet migrant sans identité et principes. Les dégâts de 500 ans et plus d’exploitation et de colonisation ont laissé des traces psychologiques, sociales, économiques et même politiques indélébiles.

Alors lorsqu’il s’agira de « parler » d’Afrique en 2017, il faudra systématiquement distinguer entre ceux qui dirigent et les autres. En effet, ils et elles sont nombreux qui, dès qu’ils ont acquis un pouvoir, choisissent, volontairement ou involontairement, d’accentuer les inégalités déjà existantes, quand il ne s’agit pas de les augmenter. Il suffit de rappeler les accaparements dans le foncier, les injustices quant à l’accès à des postes publics ou des emplois dans le secteur privé, les différenciations en matière de santé entre celui qui peut payer et celui qui ne le peut pas, le transport dit commun sans sécurité laissé aux mains de véritables réseaux se souciant que très peu du confort et de la sécurité des passagers, etc. L’autocritique en ce début de 2017 est un passage obligé pour s’apercevoir que le culte de la différenciation du « grand » sur le « petit », de celui (celle) qui a sur celui (celle) qui n’a pas pas, n’est pas toujours au rendez-vous. Le respect des droits humains en Afrique par les  dits « grands 1 » est une illusion.

Bien sûr, le tam-tam de la bouche contribue encore à faire croire que les nombreuses atteintes à l’égalité de traitement d’un Africain par un autre Africain ne sont pas légions. C’est se tromper lourdement que de continuer à croire les médias d’État ou leur relais-partenaires de communication et moins d’information. D’ailleurs, Radio-trottoir se contente de ne voir ces atteintes que chez l’étranger. La musique, la danse et les échappatoires religieuses servent de relais en boucle d’absurdité, annihilateurs du goût et de la culture du combat pour les principes de droit et de bon sens. Ce qui ne veut pas dire que les pays occidentaux ou autres qui maintiennent encore certains pays africains, surtout en zone francophone, sous mainmise postcoloniale ou économique ont cessé de le faire. Ils le font discrètement et autrement, souvent par Africains interposés. C’est d’ailleurs cette approche de la servitude volontaire qui contribue à accentuer les inégalités en Afrique.

2. VIVRE ENSEMBLE : OUI, SI « JE » DICTE TOUT !

La servitude volontaire ne se pratique pas uniquement entre blanc et noir, mais entre noir et noir et apparemment entre jaune et noir. Pour les dirigeants africains, c’est une façon bien commode de se soustraire de leurs responsabilités propres et collectives. Bref, les Africains, dirigeants ou pas, devraient s’interroger sur leur conception du vivre-ensemble en 2017 et au-delà, car c’est justement, cette conception inhibée, souvent extravertie, parfois cruelle, qui tend à renforcer les inégalités sous toutes leurs formes. La faillite de la gouvernance nationale qui rappelle les endettements structurels sans désendettement a conduit à un nombre de plus en plus croissant d’exclus, de chômeurs et de sous-employés, ce qui n’a pas manqué de créer de profondes instabilités sociales, avec des radicalités violentes de type Boko Haram.

L’État africain et ses dirigeants ne sont pas neutres dans cette histoire. Au lieu de construire une gouvernance du vivre ensemble, ils et elles ont préféré opter pour une gouvernance de la différentiation entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. Les risques collectifs comme la prolifération de maladies infectieuses créées en laboratoire comme la maladie de « Marburg 2 » dite « Ébola », les migrations anarchiques sud-nord ou sud-sud, les conséquences des changements climatiques, la dégradation de l’environnement couplée avec l’urbanisation non régulée, la montée des populations vieillissantes 3, les disparités auto-récurrentes dans la distribution des richesses et le terrorisme de l’Islam radical ne sont pas de nature à faciliter les visions stratégiques du vivre-ensemble d’émerger et d’être budgétisées.

Avec une baisse des recettes de l’État et une augmentation des dépenses publiques au cours de la dernière décennie en Afrique, la croissance économique constante depuis 9 ans en Afrique et supérieure à l’Union européenne mais doublée par une corruption institutionnelle ne désenfle pas. Le bilan de la gouvernance africaine au cours des 10 dernières années, malgré des progrès ici et là, se ramène au mieux à un status quo. Mais en réalité, c’est bien une augmentation du chômage et des inégalités qui a caractérisé ces dernières années de croissance économique sur le continent. Bien sûr d’un pays à l’autre, les nuances sont perceptibles. Mieux avec les pays qui ont respecté la vérité des urnes et moins avec les pays postcoloniaux qui n’ont pas pu travailler en paix sans ingérence extérieure discrète, mais tout aussi abusive parfois totalement assumée comme une servitude volontaire pour conserver le pouvoir politique à tous prix.

Alors, il ne faut pas s’étonner que les inégalités et le chômage, de moins en moins comptabilisés ou souvent largement sous-estimés dans les statistiques officielles nationales et internationales sont en croissance précipitée malgré la croissance économique africaine en mode décroissant pour 2017. L’Afrique subsaharienne n’est pas en position de retrouver la moyenne de 6,6 % de croissance entre 2004-2008. Entre 2014-2017, la moyenne de 3,2 % de croissance économique est pronostiquée, si des catastrophes naturelles, migratoires, environnementales ou sanitaires ne viennent pas modifier à la baisse ce rythme 4.

Avec l’autosatisfaction ambiante des dirigeants africains et cette manie des Africains pris collectivement d’être trop souvent « contents » pour ce qu’il convient d’appeler la fatalité du « moins pire », il n’est pas sûr que des changements disruptifs pourraient intervenir au cours de 2017. Car changer la mentalité des Africains pour passer d’un formatage de type rigide vers l’agilité ancestrale d’avant la colonisation n’est pas une tâche facile. L’initiative entrepreneuriale et l’organisation collective sans les turpitudes de la trahison encore trop souvent systématique dans la construction de ce continent demeurent toujours une tâche difficile, mais non impossible.

Alors, les dirigeants africains sont-ils toujours indifférents aux inégalités qu’ils ou elles ont contribué à accentuer au cours des années passées ? La réponse est oui pour les années précédentes, ce qui demeure d’ailleurs masqué par les techniques de clientélisme politique, ethnique et autres racolages fondés sur la loi du silence. Cette forme d’omerta empêche de dénoncer les innombrables non-respects des principes du vivre-ensemble, à commencer par ceux occasionnés par les dirigeants africains. Alors, 2017 sera-t-elle une année du changement vers la réduction des inégalités ? Rien n’est moins sûr car les dirigeants africains, pris collectivement demeurent fondamentalement des autocrates. Leur volonté du vivre-ensemble existe, mais est conditionnée par l’acceptation que celui qui dirige fait la pluie et le beau temps.

Bref le dirigeant africain n’accepte les démocraties et autres formes du vivre-ensemble que si les termes sont dictés par lui et ses affidés. Les institutions et les Constitutions ne sont là que pour satisfaire les exigences de façade de la « dite » communauté internationale. D’ailleurs, les modifications des textes fondamentaux ou les transitions politiques suite à un refus de quitter le pouvoir sont légions dès lors qu’il y a contestation et moins de trahison de certaines élites africaines adeptes de la ventrologie alimentaire. Aussi, le « vivre ensemble si j’en dicte les termes » s’est transformé en un « vivre avec et sous moi ». Cette dernière définition du vivre ensemble est bien sûr incompatible avec les droits humains, la démocratie et la bonne gouvernance économique. Faut-il rappeler le Burundi, le Congo démocratique, la République du Congo, le Gabon, le Togo  pour ne citer que les plus évidents en espace francophone ?

3. AFRIQUE : CROISSANCE ECONOMIQUE ET INEGALITÉS CROISSANTES

Lorsque sur plusieurs années, les 20 % de la population africaine la plus riche s’arrogent en principe plus de 30 % des revenus alors que les 10 % de la population la plus pauvre ne reçoivent que 2,5 %, il y a lieu de constater que les inégalités aux seins des sociétés et économies africaines sont structurelles.  Selon les écoles de pensée, les inégalités tendent à s’aggraver en Afrique. Le paradoxe tient dans le fait que les décideurs politiques et économiques africains ont trop souvent considéré ce phénomène comme une fatalité. La croissance économique élevée autour de 4,4 % entre 2009-2016 en Afrique ne s’est pas traduite par une transformation structurelle du mode de gouvernance. L’efficacité de la dépense publique n’est pas avérée. Au contraire, ce sont des déficits structurels qui tendent à servir de gages à une forme de servitude volontaire face à la dite « communauté internationale » qui s’en accommode pour mieux accéder aux matières premières africaines. Cette croissance est restée fondamentalement arrimée à l’exploitation des matières premières sans une véritable création de valeur ajoutée par la transformation, l’industrialisation et l’introduction de la digitalisation.

De ce fait, il s’avère difficile de trouver une corrélation positive entre la croissance économique enregistrée ces dernières années et l’amélioration de la création d’emplois marchands, ceux qui sont créés par le secteur privé. Rien d’étonnant d’ailleurs lorsqu’il s’agit de constater que les politiques fiscales et les incitations diverses de l’État africain ne favorisent que très rarement la création d’emplois décents. Il n’est pas rare de constater que ces mêmes politiques ont malheureusement contribué non pas à réguler les inégalités, mais à les renforcer sous des formes de plus en plus diversifiées.

La prise de conscience ne se fait plus au niveau des décideurs mais dans la rue avec les conséquences sur la radicalisation de la violence, elle-même contenue selon que le régime politique repose sur l’appui occidental extérieur, la force militaire, et le non-respect des Constitutions quand il ne s’agit pas de la contre-vérité des urnes.

C’est donc très rarement que les inégalités résultantes des gouvernances politiques et économiques passées des dirigeants africains sont considérées comme une conséquence directe des mentalités africaines du « vivre ensemble », des politiques économiques et politiques mises en œuvre depuis la fin des dépendances effectives ou encore de la hiérarchisation des rapports salariaux dans le secteur privé, ceux-ci fondés sur une conception pyramidale de l’autorité, du travail et de la performance économique.

Sur la base des dernières statistiques disponibles, il est possible de rappeler le niveau de l’indice (ou coefficient) de Gini qui mesure pour une année de référence donnée le niveau des inégalités de revenus et de niveau de vie dans un pays choisis. L’indice de Gini est un nombre variant de 0 à 100, où 0 signifie l’égalité parfaite et 100 signifie une inégalité parfaite. Deux pays sont donnés en référence parce que le niveau d’inégalité est en constante augmentation et estimé par l’indice Gini de la Banque mondiale en 2012 au niveau suivant : la France : 33,1, et la Chine : 42,2. Les pays africains suivants sont donnés en exemple : Burundi (33,4/2006), le Congo démocratique (42,1/2012), la République du Congo (48,1/2011), le Gabon (42.2/2005), le Rwanda (50.4, 2013), le Togo (46/2011 et l’Afrique du sud (63,4/2011).

4. S’ORGANISER COLLECTIVEMENT POUR IMPOSER LE FAIT DE « RENDRE DES COMPTES »

De nombreux dirigeants africains refusent d’accepter la vérité sur les inégalités créées par leurs politiques. Ces dernières se conjuguent souvent avec l’autosatisfaction et le déni des constats indépendants par les Africains eux-mêmes, qu’ils résident en Afrique ou dans la diaspora. De plus historiquement, les modèles économiques importés utilisés pour fonder les politiques économiques africaines ont régulièrement fait l’impasse sur les inégalités. Certaines grandes institutions financières du développement issues de Bretton-Woods ont même considérer que les inégalités sont « consubstantielles » des politiques libérales, néo-libérales voire des dérives de ces politiques qui ont abouti à la crise financière de 2007/8. Aussi, les dirigeants au pouvoir et ceux qui détiennent le savoir économique en Afrique ont failli d’abord pour n’avoir pas fait l’effort de reconsidérer leur modèle de gouvernance économique et politique à partir de l’histoire du « vivre ensemble » héritée de l’histoire précoloniale africaine. À ce titre, la gouvernance économique de l’Égypte ancestrale pourrait servir de point de repère.

Cette erreur stratégique a favorisé la valorisation de la concurrence dite « libre et non distordue » qui a conduit en Afrique, comme ailleurs dans le monde grâce au processus de mondialisation de l’économie, à la destruction graduelle, parfois violente et sans pitié, des modèles sociaux et humains des Africains. La prise de conscience, volontairement ou involontairement, n’étant pas toujours au rendez-vous et une forme moderne de la corruption entre élites au pouvoir ont contribué à faire oublier que les inégalités ont été faites par des humains qui ont choisi de donner une priorité au capital sur le travail.

La difficulté à générer des valeurs ajoutées et réguler une distribution moins inégalitaire a conduit à une bipolarisation de l’Afrique dans un monde en changement constant du fait des évolutions technologiques et des mentalités des consommateurs :

  • il y a d’une part, ceux, souvent détenant un pouvoir économique et/ou politique, qui considèrent  la contrainte du libre-échange comme un système où les rapports de force doivent rester aux mains de ceux qui détiennent le « capital » aux dépens de ceux qui n’ont que leur force de travail à offrir sur un marché de l’offre et de la demande ;
  • il y a d’autre part, ceux, ne détenant que la capacité à s’organiser collectivement pour influencer les décisions, qui considèrent qu’ils sont exclus de manière structurelle des opportunités d’accéder à un niveau de vie décent, de préserver leur capital collectif ou encore d’être associés au capital compte tenu des systèmes institutionnels et des rapports de force établis.

Les formes de servitude que le capital impose au travail et donc à l’emploi génèrent des inégalités structurelles que les dirigeants africains n’ont pas —pour la plupart d’entre eux— voulu voir. C’est ainsi que la propriété et les configurations institutionnelles choisies par les pays africains et fondées pour l’essentiel sur les « lois fondamentales du capitalisme » sont focalisées sur le taux de profit maximum et rapide si possible sans efforts.

Lorsque la priorité a été donnée à ce taux de profit en période de croissance faible, les inégalités se sont accrues. Lorsque ce taux de profit se conjugue avec une croissance soutenue et élevée, ce sont ceux qui détiennent le capital et ses dérivées qui sont les gagnants dans les échanges. Les inégalités se sont alors décuplées en silence car l’industrialisation intelligente et non polluante n’est toujours pas au rendez-vous malgré les effets de manche à l’Union africaine. Le peuple africain est prié d’accepter le principe de la fatalité, quand il n’y est pas incité avec la prolifération des entités religieuses officielles ou officieuses, voire douteuses, censées détourner l’attention des injustices et inégalités au profit des cultes de neutralisation des actions. C’est le principe de rendre des comptes (accountability) qui demeure le vrai perdant. Autrement dit, il ne fallait surtout pas mettre l’accent sur les rapports sociaux et de production, encore moins sur les modes de production inégalitaires et fondés sur la subordination hiérarchique. Cette conception du vivre ensemble des Africains est un crime contre le peuple africain.

5. POUR STOPPER LES INÉGALITÉS, PROMOUVOIR L’EMPLOYABILITÉ

Une prise de conscience africaine par les Africains sur les inégalités en Afrique ne relève pas de la fatalité. Ce n’est plus une option, mais une obligation pour tracer les voies de l’émergence économique et du bien-être des populations. La croissance économique se doit d’être inclusive. Aussi, il est proposé de se recentrer sur la création d’emplois décents en incitant à plus de productivité et à la valorisation de l’employabilité.

Les Ministères de l’emploi ou du travail en Afrique doivent être convertis en Ministère de l’employabilité avec un soutien pour le renforcement  et l’indépendance des structures organisées de la société civile africaine. Ne pas y associer les Africains de la Diaspora revient à se priver de talents, d’expertise, de financement mais aussi d’esprit d’indépendance.

Des indicateurs régionaux d’amélioration des inégalités doivent permettre de mesurer les progressions. Les défiscalisations systématiques au profit des entreprises augmentant leurs contenus technologiques et créant des emplois pérennes devraient permettre de refonder les rapports entre le  capital et le salariat. La préférence ira à la création de valeur ajoutée aux dépens du capital et de la rente non productive. La modernisation de la propriété commune de la terre, du capital et des moyens de productions nécessitera un effort collectif qui permettra de mettre fin à la fatalité des inégalités structurelles. Les institutions de contrôle du pouvoir et les agglomérations d’entreprises sont à promouvoir. Mais encore faut-il avoir le goût de s’organiser collectivement et de travailler sans trahison interne vers les objectifs afrocentriques d’un mieux vivre ensemble.

Toutefois en 2017, les dirigeants africains devraient néanmoins être moins indifférents aux inégalités structurelles qu’ils et elles ont contribué à faire perdurer. Un vœu pieux ? Une voix dans le désert ? YEA.

2 janvier 2017.

© Afrocentricity Think Tank.

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  Un commentaire à “INÉGALITÉS ET CHÔMAGE MALGRÉ UNE CROISSANCE TASSÉE : Les dirigeants africains toujours indifférents en 2017 ?”

  1. […] couplée avec l’urbanisation non régulée, la montée des populations vieillissantes 3, les disparités auto-récurrentes dans la distribution des richesses et le terrorisme de l’Islam […]

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